Pensées....

Sérénité

Lundi 23 Juin 2008 à 0h41

De retour à la maison après quelques jours en famille, entre le frère de maman et les miens. Je me sens bien. Ca m’a vraiment fait du bien de m’occuper l’esprit, pour ne pas trop penser. Bizarrement, j’ai l’impression d’y voir plus clair. De savoir de nouveau ce que je veux, et du coup d’avoir retrouvé confiance en moi pour y parvenir. Peut-être simplement de prendre du recul, qui m’a fait du bien comme ça. J’y suis arrivée en écrivant ici, ce qui m’a obligée à mettre des mots sur mon mal-être, à le formuler. Et puis, j’y suis aussi arrivée grâce à mes frères, qui m’ont fait rire et m’ont réconfortée, sans oublier de me changer les idées quand j’en avais besoin.

N'empêche, ça tient à pas grand-chose, la sérénité. Pour moi, en tout cas...

Merci à vous, mes frères. On n’a peut-être aucune ADN commune, mais la génétique n’a rien à voir avec les sentiments, ni avec les relations humaines…

Du coup, je suis contente, parce que j’ai réussi ce que je voulais : ne pas l’assommer avec mon plaisir de l’entendre quand il m’a enfin appelée tout à l’heure, après ces huit jours de silence qui m’ont semblé être une éternité…N’empêche, ça a été un vrai bonheur de l’entendre, même si ces douze minutes m’ont semblé bien trop courtes…

Huit jours… D’ici là, j’aurais peut-être mes résultats d’examens universitaire, et pourquoi un rendez-vous pour un entretien d’embauche de ce poste auquel j’aspire tellement…et mon anniversaire sera imminent aussi…J’imagine sa tête d’ici, si il met aussi longtemps à me rappeler (voire un peu plus longtemps, il attendra peut-être mon anniversaire…) et que je lui dis : « j’ai mon année, j’ai du boulot intéressant et passionnant… »

Une autre raison d'être contente : j'ai reçu un mail d'une fille que j'appelais "amie" et considérais même comme ma meilleure amie. A priori, elle m'a enfin pardonné (après plusieurs semaines), de lui avoir souhaité son anniversaire le lendemain, au lieu de l'avoir fait le jour même... J'accepte de renouer le contact avec elle et je vais lui répondre, mais sans trop attendre d'elle. Parce que je sais désormais que compter sur elle, compter vraiment sur elle, me décevra profondément un jour ou l'autre. Elle a cassé quelque chose, avec son attitude enfantine. Quelque chose entre nous. Et je n'ai pas envie de le réparer. Parce que je n'ai pas envie d'être déçue encore plus la prochaine fois. Pour me préserver. J'ai appris à me passer d'elle, ces dernières semaines. Mais malgré tout, ça me fait plaisir qu'elle ait chercher à renouer le contact.

Bref, tout va bien quoi. Tout va bien ce soir, et tout ira peut-être encore mieux dans quelques jours… A part les kilomètres entre nous, mais ceux-là, comme ils sont à priori pas près de s’abolir, autant en prendre son parti…et tâcher d’être heureuse malgré eux…

Mais tant qu'il y a un "peut-être", il y a de l'espoir. Et tant qu'il y a de l'espoir et du rêve, la vie vaut la peine d'être vécue, parce qu'en se battant, on finit toujours par réaliser ses rêves, au moins en partie.