Pensées....

Ce qui me passe par la tête...

Mardi 12 Août 2008 à 0h44

Envie d’écrire, sans vraiment savoir pourquoi ce soir, sans avoir vraiment de sujet ; d’écrire, de décrire ces longues nuits d’insomnies qui ne me laissent m’endormir qu’à l’aube et me font réveiller fatiguée en début d’après-midi. Des mois que c’est comme ça, et je suis vraiment crevée ; l’idée de la course de fond que seront les partiels dans trois semaines n’arrange rien, parce que tenir vingt heures d’examens en quatre jours, avec une journée de huit heures et une de six, sans avoir dormi depuis plusieurs mois…je sais pas dans quel état je vais arriver chez ma sœur, mais serai probablement KO. On va super bien se marrer toutes les deux. Elle ce sera sa semaine de rentrée, mais ne pas être seule chez elle le soir la rassure, et moi ça me fera des vacances, enfin des vacances, surtout si j’ai la sensation d’avoir réussi mes partiels, là ce sera la fiesta vraiment. Je suis contente que mon homme me comprenne, il me dit de prendre mon temps, de me poser et reposer, d’arrêter une heure plus tôt le soir pour aller faire du sport, et bouger un peu mes fesses de sur ce sempiternel fauteuil devant l’ordi. Il n’a pas tort, ça me ferait du bien à tous points de vue , souffle, kilos, muscu…et sommeil aussi. C’est ça notre but, et j’espère que ça marchera.

L’impression aussi d’avoir fâché quelqu’un….Fab, le cousin de mon chéri : on a fait connaissance il y a environ une semaine sur internet ; on s’était déjà vus, mais en se croisant, et puis, au début du mois, mon ange lui a donné mon mail parce que son cousin avait un service à demander à un de mes frères qui était encore là. Depuis, on discute pratiquement chaque jour, parfois un peu, parfois beaucoup ; il est sympa, et je comprends pourquoi son cousin l’apprécie et se sent complice avec lui sur un certain nombre de choses : ils se ressemblent pas mal, tous les deux, dans leur façon de parler, dans leur façon d’être, dans leur regard sur les choses. Cela dit, hier, il était à la limite de me draguer, le Fab, ou plus précisément, il m’a sorti une phrase que mon homme m’avait sorti, en m’avouant ses sentiments, en me disant ce qu’il aimait chez moi : « tu es gentille et tu n’as pas de problème » ; et puis, à un moment donné aussi hier, il m’a sorti « tu es une sœur pour moi ». C’est bien gentil tout ça, mais ayant déjà eu l’expérience de quelqu’un qui avait eu le coup de foudre pour moi et qui m’a adopté comme « petite sœur » parce qu’il s’interdisait de m’aimer (il pensait ne pas savoir me rendre heureuse, et m’a dit la vérité lorsque je lui ai dit que j’étais en couple ; aujourd’hui, il est marié, heureux, est mon grand frère, et c’est très bien comme ça, ça nous convient à tous les deux). Mais bon, l’attitude de Fab hier m’y a fait repenser, d’autant plus qu’il a justifié le fait de m’appeler « sœur » parce que je suis avec son cousin. Alors j’ai remis les pendules à l’heure, tranquillement, sans parler de lui. On a juste parlé de son cousin, et j’ai dis que j’étais complètement accro à mon homme, et que je ne le tromperai jamais. En plus Fab, m’a donné ses mensurations, et je le trouve trop grand (même si j’aime bien les grands, deux mètres, ça fait beaucoup), et pas assez musclé. Et je le lui ai dit cash, que je préfère la taille est les muscles de son cousin. Pas la peine de le laisser se faire des idées pour rien. Cela dit, aujourd’hui, il s’est connecté, mais ne m’a pas parlé, rien, nada, pas un mot. Bon, peut-être est-il fâché, je n’en sais rien, je ne le connais pas assez pour en avoir la certitude ; ma seule certitude est que même si j’aurais bien aimé continuer à discuter avec lui (il est sympa, et on s’entend vraiment bien), je ne vais pas courir après : hors de question que je l’encourage à se faire des illusions, même s’ils se ressemblent beaucoup, je préfère son cousin sans hésitation, et pas que physiquement, même si je ne lui ai pas dit le reste…

Quand à mon ange…il a l’air de se sentir mieux, et ça me fait du bien. Il y a quelques jours, il m’a dit vouloir s’isoler, se poser, faire le point en s’éloignant de la pression familiale. D’un côté ça me faisait flipper, parce que je pense que la pression familiale est aussi grandement lié au fait qu’il soit célibataire à son âge (même si je ne vois pas en quoi c’est une tare de pas avoir envie de se marier), et parce que je sais que quand il décide quelque chose, il s’y tient ; mais de l’autre côté, j’étais contente, parce qu’il allait réfléchir enfin à nous deux, et à jusqu’où il veut qu’on aille ensemble, et j’étais rassurée par le fait qu’il me dise qu’il ne coupera pas les ponts avec moi, que sur son portable il verra que c’est moi, et qu’il me répondra ; rassurée aussi parce qu’au début de nous deux, il me disait que s’il devait choisir entre sa famille et moi, ce serait sans hésitation sa famille. Normal que ce soit un vrai dilemme, et qu’il ait besoin de temps. Je connais sa famille, et ça se passe bien avec eux tous, mais il est certain que nous n’avons absolument pas la même culture, et que ça ça pose un problème au niveau de leurs traditions…et c’est ça qui coince, alors même que je suis prête à apprendre leurs traditions, et à les adopter. Là, quand je l’ai eu aujourd’hui, il allait bien, et rentrait demain chez ses parents. J’espère seulement que même sans s’isoler, il va réfléchir, et enfin pouvoir me dire jusqu’où il est prêt à aller avec moi, moi qui suis, à ce qu’il dit (et ces paroles-là aussi m’avaient beaucoup rassurée) « la seule à ne pas lui mettre la pression ».

La question du regard des autres…ça peut vraiment être douloureux parfois, au point de se demander si on ne serait pas plus heureux en vivant pour soi, et seulement pour soi et son bonheur. Mais l’home est par nature un animal sociable… Enfin bon, le cours de philo sera pour un autre jour, là je vais essayer de dormir, en espérant que j’y parvienne…

Bonne Nuit tout le monde (et non, je n’oublie pas mes lecteurs potentiels, même si ma vie n’a rien de bien intéressant)