Pensées....

Spéranza

Samedi 16 Août 2008 à 22h12

Encore une lettre à toi... Tu n'arrêtes pas de me faire aller de haut en bas, de bas en haut, d'espoir en peur, puis de peur en bonheur. Point. Pour l'instant, mais du coup, pas très envie de t'appeler ce soir. Enfin, envie, bien sûr, envie d'être avec toi. Mais pas envie parce que le petit mot qui fait douter de tout le reste, comme celui d'avant-hier et d'hier, je m'en passe. Alors je vais me faire désirer un peu. Tu sais parfaitement me faire signe, quand tu as envie de m'entendre. Alors comme je préfère que l'envie d'être ensemble soit partagée, je vais me faire désirer.

Petite chronologie, pour que mes éventuels lecteurs et lectrices me suivent, et surtout pour moi garder une trace écrite, si un jour je me retrouve à avoir envie de reconstituer une chronologie de nous et de notre potentielle fin.

Donc, avant-hier 14 août. Je t'ai appelé. Tu étais en train de jouer au scrabble et à priori content de m'entendre : quand je t'ai demandé comment tu allais, ta réponse a été : "très très bien". Avec une voix heureuse que j'avais pas entendu depuis longtemps. Ca m'a fait du bien, et on a joué ensemble lol (je t'ai même aidé à trouver un mot), on a parlé de ton fils (comme depuis toujours tu m'as associé à son éducation), tu as discuté avec maman, qu'on jouerait en se voyant en décembre. Tu as même dit que "décembre, c'est bien, ça laisse le temps". Ca m'a fait penser à te demander si tu voulais que je reste pendant tes vacances de noël, plutôt que de repartir quand elles commencent. Et là, ta réponse, en deux petits mots qui m'ont fait tomber de haut : "On verra". Mais comme tu as enchaîné en parlant de ton fils, j'ai rien dit. Mais quand même, ça me tournait dans la tête : après dix trop longs mois loin l'un de l'autre, un "oui" me paraissait une évidence. Alors, je t'ai envoyé un sms, pour te dire que j'avais mal, et que je comprenais pas, que ça contredisait ce que tu m'avais dit en janvier (que je serai toujours la bienvenue chez toi, quand et aussi longtemps que je le voudrai), et qu'à l'occasion, il faudrait que tu m'expliques.

Hier maintenant : à peine réveillée, je t'ai envoyé le sms qui m'avait tourné dans la tête toute la nuit, et tant pis si maman m'attendait :Safou ! J'espère que tu vas bien. J'imagine ton inconvenance en recevant mon deuxième sms d'hier soir. Moi non plus ça ne m'a pas convenu de prendre les choses de travers. Je pense que si j'ai ressenti ces deux mots comme si tu m'avais dit que tu n'étais pas sur d'avoir envie d'être avec moi, c'est parce que d'une part tu ne m'as pas dit ce que tu ressens pour moi depuis longtemps, et d'autre part ton refus du mariage me fait douter de ton envie de continuer avec moi. Parce qu'au fond pour moi se marier, c'est simplement dire à l'autre qu'on est heureux d'être avec et qu'on a envie de rester avec l'autre... Bonne journée à toi, j'avais besoin de te communiquer ce que je ressens sans que maman entende...Fébas Hier soir quand je t'ai appelé, tu m'as accueillie par un "Tu m'as déjà vu fâché toi ?" Euh, non, pourquoi...?? "Parce que je vais me fâcher pour que tu vois ce que ça fait" heureusement que tu avais du rire dans la voix en disant ça lol. Et puis après, tu m'as offert de l'espoir. En trois dimension, donc en volume : d'une part je suis ta plus longue histoire d'amour (ça a quand même quelque chose de rassurant), et puis, voilà que tu me dis que tu n'aimes pas que quelqu'un de proche de toi ne te comprenne pas quand tu es en train de faire tout ton possible pour rendre cette personne heureuse. Avec au milieu un petit couac (que j'interprète comme je veux ce que tu dis, et que j'ai pas forcément tort à 100% parce que ça te soule que j'ai pas mon année), mais un "tu sais très bien que je peux ne pas avoir envie de voir ma femme même si je le regretterai probablement par la suite". Ouah, là, heureusement que j'étais assise : tu n'avais jamais parlé de moi en disant que je suis ta femme. Et j'avais pas ressenti ton envie de solitude que tu as parfois avant-hier, au contraire, j'avais eu le sentiment que tu étais heureux d'avoir de la compagnie. Bon, il y a bien ce petit côté de savoir ce que tu fais si j'ai pas mon année, mais je l'ai bien pris. Probablement parce que je me sens prête à l'avoir, cette fois-ci (aucune envie de changer d'orientation, et marre de stagner en L1), mais alors que d'habitude ça me met la pression ce genre de phrase de toi, là ça m'a carrément motivée, et j'ai bossé toute la journée :), même si ce serait bien que j'intensifie demain. Alors maintenant que comme largeur de mon espérance, j'ai le fait d'être ta plus longue histoire d'amour, et comme hauteur une perspective aussi haute que les étoiles : la vie avec toi, comme profondeur, tu m'as donné celle de tes sentiments. "je t'aime pour moi ça veut rien dire, c'est trop français ça, ça a changé de sens en traversant la mer et le désert" Ce à quoi tu as ajouté : "pour moi, ce qui est bien plus fort, c'est tu me plais" et ton "tu me plais" était un vrai câlin, auquel j'ai répondu un "mais toi aussi tu me plais", et eu ton rire heureux en récompense...

Allez, je retourne à mes cours. Te prouver que quand je veux vraiment quelque chose, je m'en donne vraiment les moyens. Il est temps que je t'offre ce bonheur, parce que ton bonheur, c'est le mien, ton bonheur, c'est ma vie, parce que sans les mille couleurs de laquelle tu la peins, elle va franchement être fade et toute en nuances de gris...

Et puis, imaginer, ne serait-ce qu'un seul instant, que tu sois à mes côtés dans un an, ça me donne des ailes...rien que d'y penser, j'ai le sourire aux lèvres. Toi. Ici. Enfin. Après deux insultes envers toi de la part d'une administration qui prétend représenter mon pays mais fait tout pour nous empêcher de nous aimer. Ou de nous plaire, puisque tu préfères.